Le privilège des chemins


Je vois derrière les choses, les choses n’étaient qu’un voile, les choses ont débordé les unes des autres. Tout est cendre de tout. Tout n’est que cendres d’une fumée. Je m’agrippe à une corde de feu le long de la montagne noire. Tout est poussière d’eau. La mémoire est une longue rose rouge qui effleure mon visage, ou le feu de la corde, ou la montagne noire, la mémoire est un petit tas de cendres vives.


Ich sehe hinter die Dinge, die Dinge waren nur ein Schleier, die Dinge haben eines das andere überschwemmt. Alles ist Asche von Allem. Alles ist nur Asche eines Rauches. Ich greife gierig nach dem feurigen Seil entlang des schwarzen
Berges. Alles ist Wasserstaub. Die Erinnerung ist eine lange rote Rose, die mein Gesicht streift, oder das Feuer des Seils, oder den schwarzen Bergs, die Erinnerung ist ein kleiner Haufen, lebendiger Asche.


Muriel Anastaze, 1997